C'est in nouvel espace pour les pour accueillir des femmes victimes de violences conjugales : des "points d'accompagnement éphémères" vont être installés dans des centres commerciaux, a annoncé, samedi, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa.
"Comme il est plus difficile de se déplacer, nous faisons en sorte que les dispositifs d'accompagnement aillent aux femmes", explique-t-elle dans un entretien au Parisien, faisant ainsi référence aux mesures de confinement en vigueur pour lutter contre le coronavirus. Créés "en partenariat avec des associations locales, les services de l'État et Unibail-Rodamco-Westfield, gestionnaire de centres commerciaux", ces "points d'accompagnement éphémères" seront installés dans des locaux "permettant la confidentialité mais assez vastes pour accueillir les femmes en respectant les mesures barrières", détaille-t-elle.
La secrétaire d'État cite "dans un premier temps" pour la région parisienne So Ouest à Levallois-Perret, les 4 Temps à la Défense, Carré Sénart à Lieusaint, le Forum des Halles à Paris, ou les Ulis, et, dans le Nord, V2 à Valenciennes. "Dans un deuxième temps, Dijon, Rennes, Lyon… là où il y a un hypermarché ouvert", ajoute-t-elle, affirmant viser "une vingtaine de points dans les prochaines semaines". "En allant faire les courses, ces femmes trouveront une oreille attentive et un accès à leurs droits d'une manière innovante et efficace", estime-t-elle.
Deux féminicides depuis le début du confinement
Parallèlement, Marlène Schiappa annonce un "fonds spécial financé par l'État d'un million d'euros pour aider les associations de terrain à s'adapter à la période". Elle promet également de financer "jusqu'à 20.000 nuitées d'hôtel pour que les femmes puissent fuir l'homme violent". Interrogée sur l'absence de "motif 'dépôt de plainte'", dans l'attestation de sortie obligatoire en période de confinement, la secrétaire d'État a répondu que "les juridictions pour les violences conjugales" avaient été laissées ouvertes.
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Elle a avancé le chiffre de "deux" féminicides depuis le début du confinement, le 17 mars. "Le confinement est une épreuve collective qui vient percuter l'histoire familiale et personnelle de chaque personne, la situation peut dégénérer à tout moment quand on vit avec une personne violente", rappelle-t-elle, inquiète que "les femmes se disent qu'elles doivent subir pendant le confinement". "Non! Les dispositifs de l'Etat ne sont pas mis sur pause, ils sont même renforcés", assure-t-elle.