Océans : 52 ONG appellent Paris à agir «avant d'aller donner des leçons au monde»

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Alors que la France accueillera l'année prochaine la Conférence des Nations unies pour l'Océan, 52 ONG estiment que le gouvernement n'a pas "la crédibilité requise" pour accueillir ce sommet. Dans une tribune, elles réclament trois mesures phares, comme l'interdiction du chalutage dans les zones protégées.

À un an d'une Conférence des Nations unies pour l'Océan à Nice, 52 ONG estiment que le gouvernement n'a pas "la crédibilité requise" pour accueillir ce sommet et l'appellent, dans une tribune publiée samedi dans Libération, à interdire par exemple le chalutage dans les zones protégées.

 

"Notre politique de protection de nos eaux est vide", écrivent les signataires du texte parmi lesquels Bloom, les Amis de la Terre et la Ligue de protection des oiseaux. "Moins de 0,1%" des eaux du pays, deuxième espace maritime mondial, sont protégées "selon les standards scientifiques et conformément aux recommandations internationales", y affirment-ils. La France, "qui n'a de cesse de protéger les lobbys de la pêche plutôt que l'océan", doit "faire preuve de cohérence avant d'aller donner des leçons au reste du monde", exhorte la tribune.

Trois mesures réclamées

Le texte met en avant trois mesures de nature à "marquer un tournant par rapport au statu quo mortifère promu aujourd'hui", à commencer par "l'interdiction du chalutage dans les aires marines dites protégées". Les ONG défendent aussi "la protection des écosystèmes et des pêcheurs côtiers en excluant les méga-chalutiers de la bande côtière". Elles proposent également de rediriger les aides versées aux chalutiers français pour acheter du carburant "vers la transition sociale et écologique de la pêche".

 

La France coorganise, avec le Costa Rica, la troisième Conférence des Nations unies pour l'océan (UNOC 3) en juin 2025 à Nice. À l'occasion d'une rencontre de préparation vendredi et samedi au Costa Rica, le président français Emmanuel Macron a, dans un message vidéo, présenté le sommet comme "un moment fondateur pour la gouvernance de l'océan".