Agression du rabbin d'Orléans : ce que l'on sait sur le profil du suspect
L'adolescent interpellé après l'agression violente samedi du rabbin d'Orléans, en pleine rue et devant son fils, sera jugé en avril devant le tribunal pour enfants de cette ville. Déféré au parquet d'Orléans lundi, il sera jugé des chefs de violences volontaires "commises en raison de l'appartenance ou de la non appartenance, réelle ou supposée, de la victime à une religion".
Le mineur interpellé samedi après l'agression en pleine rue du rabbin d'Orléans sera jugé en avril devant le tribunal pour enfants de cette ville, a annoncé lundi le parquet dans un communiqué. "Déféré au parquet d'Orléans" lundi, il sera jugé des chefs de violences volontaires "commises en raison de l'appartenance ou de la non appartenance, réelle ou supposée, de la victime à une religion", a précisé la procureure de la République Emmanuelle Bochenek-Puren.
Déjà connu de la justice pour trafics de stupéfiants
L’individu âgé de 16 ans est déjà connu de la justice pour des faits de trafics de stupéfiants et violences volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique à Marseille, et de vol aggravé à Orléans. Deux grammes de résine de cannabis ont été trouvés en sa possession.
Le suspect nie être à l'origine de l'altercation
Lors de sa garde à vie, le jeune homme a d'abord déclaré être de nationalité palestinienne puis a admis être de nationalité marocaine, peut-on lire dans le communiqué du parquet. "Il nie être à l’origine de l’altercation et soutient s’être défendu" lors de cette agression dont le déroulé est confirmé par la procureure.
"Aux environs de 13H40" samedi, le mineur aurait abordé le rabbin "en se filmant, le questionnant sur sa religion [...] tout en proférant des injures à caractère antisémite et en crachant en leur direction", écrit-elle. Le rabbin Arié Engelberg s'est alors approché de son agresseur et a poussé son téléphone pour faire cesser la captation des images. Le jeune homme le frappe alors au visage, le ceinture et le mord au niveau de l’omoplate, avant de fuir et d’être rapidement interpellé. Une enquête a été "immédiatement ouverte du chef de violences volontaires ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours, commises en raison de l'appartenance, réelle ou supposée, à une religion".