«Artemisia, héroïne de l'art» : le musée Jacquemart-André met à l'honneur cette grande artiste italienne du XVIIe siècle
Le musée Jacquemart-André à Paris met à l’honneur Artemisia Gentileschi, figure majeure de l'art baroque et du mouvement caravagesque. Cette exposition intitulée "Artemisia, héroïne de l'art" est à découvrir jusqu'au 3 août, en partenariat avec Europe 1.
"Je vais cesser de vous importuner avec mes bavardages féminins, mes œuvres parleront pour moi", voilà ce qu’écrit Artemisia en 1649 à Don Antonio Ruffo de Sicile l’un de ses mécènes. Artemisia est l'une des rares femmes peintre du XVIIe siècle à avoir connu de son vivant une gloire internationale. En partenariat avec Europe 1, le musée Jacquemart-André à Paris lui consacre une exposition à découvrir jusqu'au 3 août.
Une renommée internationale
Artemisia est la fille de son père Orazio, disciple de Caravage, maitre d’un clair-obscur vigoureux. À 17 ans elle signe une œuvre pleine de promesse. L’année suivante, un ami de son père, venu lui enseigner la perspective, la viole. L’affaire fera grand bruit, on ira même jusqu’à torturer Artemisia pour vérifier qu’elle ne mentait pas.
Dès lors, l’artiste puisera dans ses rancœurs pour nourrir ses œuvres, va peindre avec volupté la nudité des femmes ou avec violence des meurtres pour mieux les exorciser. Veuve, indépendante, jouissant d’une renommée internationale grâce à un réseau de commanditaires qui la considérait à l’égale des hommes, l’exposition "Artemisia héroïne de l’art" rend toute sa place à cette artiste trop longtemps mise de côté. Un choix qui n’est que justice.