Boualem Sansal, expulsions... Bruno Retailleau durcit le ton sur les tensions entre Paris et Alger
Présent au rassemblement de soutien à Boualem Sansal, organisé devant l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau défend une "réponse graduée" de la France à l'Algérie, dans les tensions qui opposent les deux pays. Sur Europe 1 mardi matin, il a une nouvelle fois plaidé la fermeté.
À la veille du 130e jour de détention de Boualem Sansal, le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau a participé à un rassemblement de soutien à l'écrivain franco-algérien ce mardi en fin d'après-midi, devant l'Assemblée nationale à Paris. Invité de La Grande interview Europe 1-CNews, le locataire de la Place Beauvau réaffirme sa fermeté dans les tensions entre la France et l'Algérie.
L'heure est à la diplomatie
Et malgré les signaux d’apaisement envoyés en direction d’Alger ces derniers jours par Emmanuel Macron et le Quai d’Orsay, le ministre de l’Intérieur assure qu’il n’y a pas de divergence au sein de l’exécutif. "Il y a une ligne, c'est la riposte graduée. Tant que cette ligne n'a pas été désavouée, c'est la ligne de l'exécutif", affirme-t-il au micro de Sonia Mabrouk.
Malgré tout, l'heure est à la diplomatie. Une visite du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est même dans les tuyaux. D’autant que la libération de Boualem Sansal semble encore possible, avec le scénario d’une condamnation suivie d’une grâce décrétée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
La promesse de durcir la riposte
Néanmoins, si une telle issue heureuse ne se concrétise pas, Bruno Retailleau promet de durcir la riposte. "Soit l'Algérie accepte de libérer Boualem Sansal, de reprendre ses ressortissants les plus dangereux, et dans ce cas très bien. Ou alors, elle ne l'accepte pas, et nous n'aurons pas d'autre choix démocratique que de monter dans les tours", déclare le ministre de l'Intérieur.
Une riposte qui ne devrait pas aller jusqu’à la dénonciation des accords migratoires de 1968, Emmanuel Macron y étant opposé. Mais "si demain, la droite arrive au pouvoir, bien sûr qu'on les abolira", prévient Bruno Retailleau.