Depuis sa sortie ce lundi, la polémique autour du clip No Pasaran, un rap écrit par une vingtaine d'artistes pour appeler au barrage contre le Rassemblement national au second tour des élections législatives, ne cesse d'enfler. Ce mercredi, l'imam Hassen Chalghoumi, directement visé dans les paroles du morceau, a annoncé sur Europe 1 son intention de porter plainte. De son côté, l'eurodéputée LFI Manon Aubry, invitée d'Eliot Deval sur Europe 1, a estimé que "les mots ne sont pas les mieux choisis". "Moi, je ne traite pas mes adversaires politiques de putes, mais il y a un certain nombre d'artistes qui s'engagent contre l'accession de l'extrême droite au pouvoir, et c'est le pourquoi de leur engagement qui les intéresse".
Selon l'élue européenne de gauche, les artistes ou personnalités qui appellent au barrage contre le RN, dont le footballeur Marcus Thuram, "ont subi dans leur chair l'impact potentiel de l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir à travers la libération de la parole raciste".