«Il est trop laxiste» : à Grenoble, les habitants du quartier Mistral furieux contre l'inaction d'Éric Piolle

Encore un drame à Grenoble. La préfecture de l'Isère a été le théâtre en début de semaine d'une attaque à la voiture-bélier contre une bibliothèque du quartier sensible Mistral, après des échauffourées entre jeunes et forces de l'ordre. L'infrastructure qui venait tout juste d'ouvrir, a été gravement endommagée par les flammes. Et l'inaction du maire Éric Piolle agace au sein de la population.
Grenoble reste en proie à la violence. Alors que la semaine dernière, une grenade a été lancée dans un bar associatif, faisant une quinzaine de blessés, cette semaine, c'est une bibliothèque flambant neuve dans le quartier Mistral qui a été détruite par les flammes. Une attaque à la voiture-bélier, sans doute en représailles des narcotrafiquants après les opérations de police et les nombreuses arrestations.
Des habitants remontés
Pourtant, le maire de la ville Éric Piolle reste sur ses positions, provoquant la colère de certains de ces administrés. Ainsi, l'adjoint à la culture, le procureur, la préfète... Tous se sont succédé mercredi devant la bibliothèque incendiée pour dire leur indignation. Le maire Éric Piolle a également fait une apparition discrète, mais cela ne suffit pas à calmer la colère des habitants qui multiplient les reproches contre l'édile.
"Piolle ne fait rien. Qu'il reste dans sa piaule ! Il ne fait pas son boulot, ça ne devrait pas exister", s'agace un riverain au micro d'Europe 1. "Il est trop laxiste ! Presque tous les jours, il y a des feux d'artifice ! Est-ce que c'est normal ça ? Il laisse aller à vau-l’eau, comme ça il n'est pas embêté", poursuit un autre habitant.
Éric Piolle "a totalement capitulé"
"Il devrait se déplacer, voire rencontrer la population, voir ce qui se passe", conclut une Grenobloise, visiblement résignée. Pour son opposant de droite, Alain Carignon, Éric Piolle a lâché sa ville. "Il a totalement capitulé. Partout, cette délinquance progresse sans que cette municipalité lève le petit doigt. Il y a des squats qui envahissent les immeubles et qui font régner la terreur, qui menacent les habitants. Il n'y aucune réaction municipale. Je pense que ce maire est le grand responsable de l'état de la ville", confie-t-il.
Pendant ce temps, Éric Piolle, lui, continue, comme il l'a déjà fait la semaine dernière, à interpeller l'État, réclamant qu'on lui octroie plus d'effectifs de policiers nationaux.