La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a annoncé vouloir contrôler la bonne mise en place du télétravail dans les entreprises. Même si personne n'a envie d'en arriver à une obligation formelle, beaucoup d'entreprises affichent une certaine sérénité face aux contrôles à venir. Dans les plus grandes d'entre elles, les accords sur le télétravail ont été signés et sont appliqués. Dans les plus petites, on fait preuve d'agilité ou on espère passer entre les mailles du filet. D'autant que les vacances de Noël se rapprochent.
Un retour au rythme d'avant l'été
Le gouvernement a appelé à étendre le télétravail, à raison de deux à trois jours par semaine là où c'est possible. Mais l'objectif de l'exécutif est de monter en puissance : 5.000 contrôles seront organisés, par mois, a promis la ministre du Travail. Du côté des instances représentantes des inspecteurs du travail, chargées de mener ces contrôles, des doutes sur la faisabilité du dispositif se font ressentir.
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Tout d'abord en raison d'un manque de bras. Il y a 250 secteurs vacants en France qui n'ont aucun agent de contrôle. Et puis surtout parce que les inspecteurs manquent d'outils juridiques contraignants. C'est la grande question pour eux : "Comment contrôler l'application d'une simple recommandation ?"