«C'est une machination contre un officier» : l'histoire du capitaine Alfred Dreyfus racontée au Mahj à Paris
L’exposition "Alfred Dreyfus. Vérité et justice" au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris propose un regard nouveau sur l’officier injustement condamné sous la IIIe République.
Le Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Mahj) revient sur l’affaire Dreyfus, avec une nouvelle exposition intitulée "Alfred Dreyfus. Vérité et justice" du 13 mars au 31 août 2025. Europe 1 a arpenté les couloirs de l'exposition et a rencontré en exclusivité le petit-fils du capitaine Dreyfus.
250 objets
Tableaux, affiches, photographies, films... 250 objets sont présentés dans le cadre de cette exposition qui raconte la violence de l'antisémitisme de la fin du XIXe siècle dont le capitaine a été victime.
Charles, 98 ans et petit-fils du capitaine Dreyfus, témoigne : "Dans l'esprit du public, on pense que l'affaire Dreyfus est une erreur judiciaire. Cette exposition montre qu'il ne s'agit pas d'une erreur, mais que c'est véritablement une machination contre un officier qu'on veut chasser de l'état-major", explique-t-il au micro d'Europe 1.
Un homme cultivé
L'exposition fait revivre l'affaire de rebondissement en injustice. Le petit-fils ému se souvient de son grand-père : "J'ai connu mon grand-père. J'avais huit ans quand il est décédé mais j'en ai quand même un souvenir très vif parce que j'ai passé beaucoup de vacances avec lui", raconte-t-il.
"Il était quelqu'un d'intéressant et très cultivé, comme le montre évidemment Les Cahiers de l'île du Diable avec lesquels on voit toute l'étendue de ses connaissances", ajoute-t-il.
Les Cahiers de l'île du Diable furent rédigés au large de la Guyane, dans un campement pendant sa déportation. Vous ne pourrez ressentir qu'admiration et respect devant le courage du déchu, puis réhabilité, capitaine Dreyfus.