Un hommage national sera rendu à l'historienne Hélène Carrère d'Encausse, décédée samedi à Paris à 94 ans, "avant la fin de l'été" aux Invalides, a annoncé l'Élysée. Dans un communiqué diffusé dimanche soir, le président Emmanuel Macron et son épouse saluent "un destin exceptionnel, mû par l'amour de notre pays, de sa langue et de sa culture".
Une "historienne majeure"
Le chef de l'État avait déjà loué samedi une "historienne majeure". "Elle fut la première femme Secrétaire perpétuel de l'Académie française. Comme elle, son legs est immortel", avait-il développé dans un message sur la plateforme X (ex-Twitter).
Hélène Carrère d'Encausse nous a quittés.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 5, 2023
Attachée à la patrie qui l’a vue grandir, à sa langue et son patrimoine, elle deviendra Française à 21 ans.
Historienne majeure, elle fut la première femme Secrétaire perpétuel de l'Académie française. Comme elle, son legs est immortel.
Née à Paris le 6 juillet 1929, Hélène Carrère d'Encausse était la la fille d'une Italienne et d'un philosophe géorgien émigré en France, Georges Zourabichvili, qui sera plus tard assassiné. Elle acquiert la nationalité française en 1950 et épouse deux ans plus tard Louis Carrère, dit Carrère d'Encausse.
Opposée à la féminisation de la langue française
Spécialiste de la Russie, elle est l'auteure de plusieurs biographies dont celles de Lénine, Staline ou Catherine II. Membre depuis 1990 de l'Académie française, Hélène Carrère d'Encausse s'était opposée à la féminisation de la langue française et plus globalement à l'écriture inclusive. Elle a également eu une carrière politique et a notamment été élue au Parlement européen en juin 1994.
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L'Elysée rend hommage dans son communiqué à "une femme qui traversa son siècle, marqua l’époque, parvint à en transmettre l’histoire à des milliers de lecteurs".