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Attaque à la grenade : l'usage de cette «technique de guerre» est «inédite», déplore Retailleau

Europe 1 avec l'AFP . 1 min

Mercredi 12 février, un homme armé d'un fusil d'assaut a lancé dans un café associatif de Grenoble une grenade, dont l'explosion a fait une quinzaine de blessés. Le café, situé dans le quartier du Village olympique de la ville et fréquenté par les habitants du quartier, a lui aussi été détruit.

L'attaque d'un bar grenoblois à la grenade est "inédite" car jamais une telle "technique de guerre" n'avait été utilisée en France, a souligné vendredi Bruno Retailleau, déplorant que "toutes les limites" soient "désormais dépassées".

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Recherche active de l'auteur de l'attaque

C'est "inadmissible", "inacceptable" et "nous retrouverons celui qui a fait ça", a déclaré le ministre de l'Intérieur devant la presse, lors d'une visite sur les lieux de l'attaque qui a fait 15 blessés mercredi soir dans un café associatif, quartier du Village olympique.

Auparavant, on avait "déjà des armes de guerre", a-t-il rappelé. "Vous savez que la kalachnikov est une des armes privilégiées par les narcoracailles, mais là, on est passé au stade supérieur puisque c'est une grenade", a souligné Bruno Retailleau.

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La police recherche toujours activement l'auteur de l'attaque, qui s'est introduit cagoulé et armé d'un fusil d'assaut vers 20H15 dans le bar l'Aksehir, où se trouvaient de nombreux clients. Il a dégoupillé une grenade à fragmentation (qui projette des éclats métalliques) sans dire un mot, puis a pris la fuite, tandis que l'établissement a été soufflé de l'intérieur par la déflagration.

"Là on est sur une opération criminelle inédite, puisqu'on a utilisé une technique de guerre, une grenade très spécifique", avec un "double effet" liée à la projection de 3.000 petites billes et "un effet blast", une arme "plutôt faite d'ailleurs pour blesser que pour tuer", a affirmé Bruno Retailleau.

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Cette arme a fait quinze blessés, dont six grièvement. Ils avaient été hospitalisés dans des services de réanimation, mais plus aucun pronostic vital n'est engagé vendredi, a souligné le ministre. La piste terroriste a été écartée, a-t-il confirmé, "on est sur un contexte plus large de trafic et de crime organisé".

L'enquête, ouverte notamment pour "tentative de meurtre en bande organisée", est d'ailleurs menée par la Juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre la criminalité organisée (JIRS) de Lyon.

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Au total, 20 enquêteurs sont mobilisés sur cette affaire, a précisé le ministre, en confirmant que le bar visé avait fait l'objet d'une enquête administrative liée à des soupçons de "trafics divers". "Il était sous le coup d'une procédure de fermeture", a indiqué Bruno Retailleau.

Le fils du propriétaire a été interpellé au lendemain de l'attaque, pour trafic de cigarettes, a de son côté déclaré le parquet de Grenoble.

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