«Âge d’or», immigration, «urgence énergétique» : ce qu’il faut retenir du discours d’investiture de Donald Trump
Donald Trump, au sommet de sa puissance politique, est de retour au pouvoir, quatre ans après l’avoir laissé à Joe Biden. Il a prêté serment ce lundi 20 janvier, sous la coupole du Capitole, avant de prononcer son discours d’investiture.
Donald Trump est devenu, ce lundi 20 janvier, président des États-Unis pour la seconde fois. Quelques minutes après avoir levé la main droite et juré de "protéger la Constitution" sous la coupole du Capitole, il a prononcé son discours d’investiture.
L’homme de 78 ans a affirmé, en ouverture, que "l'âge d'or de l'Amérique" venait tout juste de débuter. "À partir de ce jour, notre pays va s'épanouir et être à nouveau respecté dans le monde", a-t-il martelé. "À partir de maintenant, le déclin de l'Amérique est terminé", a assuré le 47ᵉ président des États-Unis avant de promettre qu’il allait s’en prendre à une "élite corrompue et radicale qui s'est accaparée pouvoir et richesse depuis de nombreuses années".
Expulser des millions d'immigrés clandestins
Comme lors de la présidentielle, le nouveau président a réaffirmé dans son discours d'investiture que Dieu l'avait "sauvé" d'une tentative d’assassinat, le 13 juillet en Pennsylvanie, pour qu'il "rende sa grandeur à l'Amérique".
Donald Trump a notamment assuré qu'il allait faire expulser "des millions et des millions" d'immigrés clandestins, axe majeur de sa campagne électorale. "En premier lieu, je décréterai l'état d'urgence à notre frontière méridionale" avec le Mexique, a-t-il dit. "Toutes les entrées illégales seront immédiatement bloquées et nous allons commencer le processus de renvoi de millions et de millions de criminels étrangers d'où ils viennent", a ajouté le président républicain.
Décret d'un état d'"urgence énergétique"
Le républicain a par ailleurs annoncé qu'il allait signer plusieurs décrets présidentiels pour réagir à certaines urgences. Donald Trump a informé qu'il décréterait un état "d'urgence énergétique" national visant à doper la production d'hydrocarbures des États-Unis, déjà premier producteur mondial, mettant ainsi en péril les efforts mondiaux pour freiner le réchauffement climatique. À la suite de ces déclarations, la Maison-Blanche a indiqué que le président Trump allait, une nouvelle fois, retirer les États-Unis des accords de Paris.
"Nous allons forer à tout-va", a lancé le président américain, réitérant ainsi sa promesse de campagne et assurant qu'il reviendrait sur nombre de mesures climatiques prises par son prédécesseur Joe Biden pour favoriser la transition énergétique et baisser les émissions de gaz à effet de serre du pays, deuxième pollueur mondial après la Chine.
Il a également annoncé qu'il voulait taxer les pays étrangers. "J'entamerai immédiatement la révision de notre système commercial afin de protéger les familles et les travailleurs américains. Au lieu de taxer nos citoyens pour enrichir d'autres pays, nous imposerons des droits de douane et des taxes aux pays étrangers pour enrichir nos citoyens", a assuré le nouveau président américain, avant d'ajouter qu'il voulait changer la politique des États-Unis vis-à-vis du genre.
"La politique officielle des États-Unis est qu'il y a deux genres : homme et femme", a rappelé Donald Trump, dont l'équipe a promis plusieurs décrets pour stopper les aides fédérales pour les personnes transgenres.
Reprendre le contrôle du canal de Panama
Ce dernier a également promis de "reprendre" le contrôle du canal de Panama, soulignant que "l'objectif de notre accord et l'esprit de notre traité ont été totalement violés". "Nous avons été très maltraités par ce cadeau insensé qui n'aurait jamais dû être fait. La promesse que nous avait faite le Panama n'a pas été tenue", a regretté le président.
"L'objectif de notre accord et l'esprit de notre traité ont été totalement violés. Les navires américains sont gravement surtaxés et ne sont pas traités équitablement, de quelque manière que ce soit, y compris la marine américaine. Et surtout, la Chine exploite le canal de Panama, et nous ne l'avons pas donné à la Chine, nous l'avons donné au Panama. Nous allons le reprendre", a-t-il dit.
Sous son mandat, Donald Trump a déclaré que "les États-Unis se considéreront à nouveau comme une nation de progrès, qui accroit sa richesse, étend son territoire (...) et porte notre drapeau dans de nouveaux et magnifiques horizons". "Nous poursuivrons notre destinée jusqu'aux étoiles, en envoyant des astronautes américains planter la bannière étoilée sur la planète Mars", a-t-il conclu.