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Conseil constitutionnel : Richard Ferrand, le candidat controversé

Alexandre Chauveau . 1 min

Emmanuel Macron a choisi de proposer Richard Ferrand comme successeur de Laurent Fabius à la tête du Conseil constitutionnel. Ce choix doit être validé en commission des lois ce mercredi 19 février. Les parlementaires LR devraient s'opposer à cette nomination face au profil de l'ancien président de l'Assemblée nationale.

Richard Ferrand sera-t-il nommé à la présidence du Conseil constitutionnel ? Rien n'est moins sûr puisque les députés Les Républicains vont s'y opposer mercredi en commission des lois où l'ancien président de l'Assemblée nationale est auditionné. Les sénateurs sont encore en réflexion mais la droite reproche notamment à Richard Ferrand sa trop grande proximité avec Emmanuel Macron.

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La droite met clairement en cause l'absence supposée d'impartialité de Richard Ferrand. Les députés et les sénateurs LR rappellent son parcours politique : il est issu de la gauche et il est surtout devenu un grand fidèle d'Emmanuel Macron. Une proximité trop grande sans doute pour la droite qui redoute la mainmise de Richard Ferrand sur une institution qui prend ces dernières années de plus en plus d'importance avec des décisions jugées parfois plus politiques que juridiques. 

Richard Ferrand "n'a pas d'expertise juridique", tacle Laurent Wauquiez

Laurent Wauquiez, invité ce mardi matin de France 2, est revenu sur cette situation. "Je pense que c'est pas un bon choix. Le Conseil constitutionnel a une très grosse influence. Un exemple simple : la loi immigration a été ruinée par Laurent Fabius. Ce sera exactement la même chose avec Richard Ferrand parce que c'est quelqu'un qui n'a pas d'expertise juridique. Il est estimable mais il n'a pas d'expertise juridique".

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"Il vient de la gauche, il a été un principal représentant de la Macronie. Je pense que ça va aboutir aux situations dans lesquelles on est aujourd'hui. On a un droit qui aboutit à l'inversion des valeurs et qui ne protège plus les Français", a-t-il ajouté. 

Le parti Les Républicains pourra peser dans l'équation, en étant minoritaire à la commission des lois de l'Assemblée nationale mais présent en nombre à celle du Sénat. Leur opposition à Richard Ferrand pourrait contraindre Emmanuel Macron à revoir ses plans. Même si rien n'est encore fait à ce stade, le nom d'Alain Juppé apparaît déjà comme un recours pour le chef de l'État en cas d 'échec de la nomination de Richard Ferrand.