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«Libérez Boualem Sansal !» : les politiques français en nombre au rassemblement de soutien à l'écrivain

Europe 1 avec AFP - Mis à jour le . 2 min

Des centaines de personnes se sont rassemblées mardi devant l'Assemblée nationale, dont les présidents de l'Assemblée et du Sénat Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher et le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, en soutien à Boualem Sansal. L'écrivain emprisonné en Algérie doit connaître son sort jeudi.

Des centaines de personnes ont participé mardi à Paris au rassemblement de soutien à l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné en Algérie, parmi lesquels les présidents de l'Assemblée et du Sénat Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher et le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau.

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"Sa seule faute, c'est d'avoir un esprit libre"

"Libérez Boualem Sansal !", a exhorté Gérard Larcher sur la scène installée à quelques pas de l'Assemblée nationale, alors que le sort du romancier emprisonné depuis le 16 novembre sera décidé jeudi par un tribunal près d'Alger. "Tant que nous n'aurons pas retrouvé Boualem Sansal, nous n'aurons pas de répit", a ajouté Yaël Braun-Pivet, qui se tenait à ses côtés.

La semaine dernière, le parquet algérien a requis 10 ans de prison ferme à l'encontre de Boualem Sansal, âgé de 80 ans selon son éditeur français Gallimard, accusé d'atteinte à l'intégrité territoriale de l'Algérie. L'accusation lui reproche des déclarations en octobre au média français Frontières, réputé d'extrême droite, reprenant la position du Maroc selon laquelle son territoire aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l'Algérie.

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"Boualem, sa seule faute, c'est d'avoir un esprit libre", a estimé Bruno Retailleau, avant de critiquer les eurodéputés LFI ayant refusé de voter pour une résolution appelant à sa libération, sous les huées du public.

Les Insoumis ciblés

Invité également sur scène, l'ancien Premier ministre et chef de file des députés macronistes Gabriel Attal a annoncé que la Conférence des présidents de l'Assemblée nationale avait décidé d'inscrire à l'ordre du jour une proposition de résolution européenne appelant à la libération immédiate de Boualem Sansal.

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"Dix ans de prison, pour un homme malade de 80 ans, c'est sa tête qui est demandée", s'est ému le patron de Renaissance, redoutant une "parodie" de justice. "Boualem Sansal est en prison, et c'est la République française qui est prise en otage", a-t-il jugé.

Le président des députés LR Laurent Wauquiez et le maire de Nice Christian Estrosi se sont également exprimés devant la foule, qui comptaient notamment le patron des députés UDR Éric Ciotti, le président du parti Reconquête Éric Zemmour, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann ou encore les députés du RN Jean-Philippe Tanguy et Marine Le Pen.

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"Est-ce qu'une nation peut se permettre d'emprisonner un homme pour régler ses comptes avec une autre nation ?", a interrogé la cheffe de file des députés RN devant la presse, alors que les relations entre la France et l'Algérie, historiquement tumultueuses, se sont gravement détériorées depuis quelques mois. "Je pense que c'est une attitude méprisable qui devrait indigner tout le monde, y compris l'extrême gauche. Mais je vois qu'elle ne semble pas vouloir se mobiliser", a-t-elle poursuivi.