Publicité
Publicité

«Il voulait rester sans payer de loyer» : la trêve hivernale s’achève, les expulsions reprennent

Charles Luylier . 1 min

Commencée le 1er novembre dernier, la trêve hivernale s'arrêtera ce lundi, conformément à la loi. Une échéance redoutée par certains, attendue par d'autres, comme Catherine, propriétaire d’un appartement dévasté après trois ans de procédure.

C'est un moment que redoutent les mauvais payeurs et qu'attendent avec impatience les propriétaires. La trêve hivernale s'achève ce lundi et permet désormais l'expulsion des locataires qui ne se sont pas acquittés de leur loyer. L'an dernier, 24.000 procès-verbaux ont été dressés, soit 87% de plus qu'en 2023. Mais avant de récupérer la jouissance de leurs biens, les propriétaires doivent s'armer de patience et de détermination.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"Il ne nous a pas payé 30.000 euros de loyer"

"Il voulait rester dans l'appartement sans payer de loyer, ça a duré trois ans." Fraîchement débarrassée de son locataire qui a préféré déguerpir juste avant la fin de la trêve, Catherine revient des enfers. "Ça c'est mon dossier, il fait un mètre de haut, un mètre de démarche, d'attestation, de cauchemar !", lance-t-elle.

Un cauchemar qui n'est pas fini. Le locataire, aujourd'hui insolvable, a laissé une grosse ardoise. "En trois ans, il ne nous a pas payé 30.000 euros de loyer et à ça, on a dû rajouter 21.000 euros de démarche. Avocat, huissier... Au total, on est à 52.262 euros. On a quand même dû faire 8.000 euros de travaux", déplore-t-elle au micro d'Europe 1.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"On a été les gentils pigeons"

Car l'appartement a été transformé en masure. "On a des photos à l'appui, il y a des trous dans le mur. On continue à se battre aujourd'hui parce qu'il demande des dommages et intérêts, nous disant qu'il y avait plein de choses qui n'allaient pas", hallucine-t-elle.

Ubuesque, mais pas étonnant selon Catherine car son locataire n'agirait pas seul. "Il est allé dans plein d'associations et les associations lui donnaient des tuyaux pour dire 'vous avez le droit au logement, n'hésitez pas à avoir tel discours, dire que vous vous êtes en précarité et qu'eux, ils travaillent, ils ont de l'argent'. Moi, je ne suis pas d'accord. Comme on dit, on a été les gentils pigeons quoi", constate-t-elle.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Pour éviter d'être à nouveau abusée, Catherine ne veut plus louer son logement. Il restera donc vacant désormais.