«Ils sont le symbole de la barbarie du Hamas» : rassemblement à Paris après le retour de dépouilles d'otages en Israël
Après la remise des corps des quatre otages par le Hamas, dont ceux des deux enfants Bibas, des milliers de personnes se sont réunies à Tel Aviv pour observer une minute de silence. Un hommage a également été organisé jeudi à Paris.
Des milliers de personnes rassemblées sur la place des otages à Tel-Aviv ont observé une minute de silence ce jeudi soir pour les quatre otages morts dont les dépouilles ont été ramenées de Gaza en Israël. La minute de silence a eu lieu au début d'un rassemblement, en solidarité avec les familles des quatre ex-otages.
À Paris, un rassemblement a eu lieu ce jeudi soir sur le parvis des 260-Enfants dans le IVe arrondissement, nommé en hommage aux élèves d'une école, déportés et assassinés par ce qu'ils étaient juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
"Peut-être aurait-il pu en être autrement"
Dans la capitale française, quelques centaines de personnes se retrouvent dans une ambiance poignante. Une femme vient de jouer l'"Hymne à l'amour" au violon, sous un portrait notamment de Kfir Bibas. Mazal, 64 ans, tient dans la main une rose orange, "pour marquer notre solidarité, pour témoigner de notre émotion, de notre colère, de notre chagrin", explique-t-elle. "D'imaginer qu'on pouvait atteindre ce point-là d'horreur, c'est juste incompréhensible", s'indigne-t-elle.
"Ils sont le symbole de la barbarie du Hamas", déclare au micro Jean-David Ichay, président de l'Association TOUS 7 Octobre, à l'origine du rassemblement. "Si tous les jours depuis le 7 octobre vous aviez insisté pour les secourir, peut-être aurait-il pu en être autrement", a-t-il déploré. Des affiches de Kfir et Ariel Bibas sont placardés sur les murs de la petite place. "Honte à ceux qui les ont arrachés lors de leur détention", a lancé, ému et révolté, le maire de Paris centre Ariel Weil.
A noter que l'armée israélienne a indiqué, dans un communiqué, que l'un des quatre corps remis par le Hamas n'était finalement pas celui de Shiri Bibas, la mère des deux enfants, devenue symbole de l'horreur du 7-Octobre.