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Rugby : Laporte, Altrad et trois autres personnes en garde à vue

Europe 1 avec AFP et Simon Ruben - Mis à jour le . 1 min

Le président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, était entendu mardi matin par la police financière, à Paris, dans l'enquête sur ses liens avec le groupe Altrad, propriétaire de Montpellier et sponsor des Bleus. Le PNF annonce que Laporte, Altrad et trois autres personnes sont en garde à vue.

Le président de la Fédération française de rugby (FFR) Bernard Laporte, l'homme d'affaires Mohed Altrad, propriétaire du club de Montpellier, et trois autres personnes ont été placés mardi matin en garde à vue à Paris, a indiqué le Parquet national financier (PNF).

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Dans cette enquête préliminaire portant notamment sur les liens entre Laporte et Altrad ouverte par le PNF en 2017 , trois autres personnes ont été placées en garde à vue mardi matin dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE), a confirmé le PNF. Il s'agit de Serge Simon, vice-président de la FFR, Nicolas Hourquet, responsable des relations internationales de la FFR et Claude Atcher, directeur général du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023 de rugby, prévue en France.

Un coup de téléphone au président de la commission, Jean-Daniel Simonet

Bernard Laporte, ancien sélectionneur des Bleus (2000-2007), devenu ensuite secrétaire d'Etat chargé des Sports de Nicolas Sarkozy (2007-2009), s'est toujours défendu de toute intervention en faveur de Montpellier, même s'il a reconnu avoir téléphoné au président de la commission, Jean-Daniel Simonet. Des inspecteurs généraux du ministère des Sports ont également établi dans un rapport transmis à la justice que les décisions de la commission ont été "modifiées", entre les 29 et 30 juin 2017.

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Dans un premier temps, la commission d'appel aurait décidé de confirmer les sanctions prononcées par la Ligue (LNR), soit 70.000 euros d'amende et un match à huis clos, avant de passer à 20.000 euros d'amende et un sursis sur le match à huis clos. Le dossier portait sur le déploiement de banderoles hostiles à la Ligue par les supporteurs du MHR.

Sous la pression, Bernard Laporte avait renoncé à un contrat à 150.000 euros

Trois mois plus tôt, le groupe Altrad, spécialisé dans les matériels de bâtiment, était devenu le premier sponsor maillot du XV de France, avant de soutenir la candidature française, finalement victorieuse, pour l'organisation de la Coupe du monde 2023.

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En révélant l'affaire en août 2017, le JDD avait aussi mis au jour l'existence d'un contrat entre BL Communication, une société dirigée par Bernard Laporte, et Altrad Investment Authority, pour un montant de 150.000 euros. Sous la pression, l'ancien manager de Toulon y avait renoncé. Enfin, les investigations semblent s'étendre à la campagne pour obtenir l'organisation du mondial 2023.