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Inondations : les frais de relogement seront «à la charge de l'État et des assureurs», annonce Bruno Le Maire

Europe 1 avec AFP // Crédit photo : LUDOVIC MARIN / AFP - Mis à jour le . 1 min
Le ministre souhaite que, d'ici le 4 décembre, toutes les expertises aient été faite
Le ministre souhaite que, d'ici le 4 décembre, toutes les expertises aient été faite © LUDOVIC MARIN / AFP

Le ministre de l'Économie annonce que les frais de relogement de plusieurs milliers de sinistrés seraient "à la charge de l'État et des assureurs pendant six mois. Bruno Le Maire a indiqué que le "nombre d'experts sur le terrain" sera multiplié par trois. Il a également, vu la "situation dramatique", demandé aux assureurs de ne pas "pinailler"

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire , appelant les assureurs à ne pas "pinailler", a annoncé que les frais de relogement de "plusieurs milliers" de sinistrés seraient "à la charge de l'État et des assureurs" pendant six mois après des inondations historiques dans le Pas-de-Calais .

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Le ministre a demandé aux assureurs de ne pas "pinailler"

"La modification de la loi sur les catastrophes naturelles" permettant cette prise en charge sera avancée à "fin novembre", a affirmé le ministre à Saint-Omer, après un échange avec des acteurs locaux et des représentants du secteur de l'assurance . Par ailleurs, "nous allons multiplier par trois le nombre d'experts sur le terrain, avec un objectif, c'est que d'ici le 4 décembre l'ensemble des expertises nécessaires" aient été réalisées et que "l'indemnisation puisse arriver le plus rapidement possible".

 

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En outre, il a promis "une avance significative" pour tous les sinistrés "dès que l'expertise sera faite". Il a rappelé que les entreprises pouvaient "bénéficier de l'activité partielle" et "de reports de charges sociales ou fiscales". Les inondations, qui ont fait cinq blessés depuis le 6 novembre, ont touché 6.000 habitations, 160 commerces, 130 entreprises et 53 exploitations agricoles , selon la préfecture. Le ministre a également demandé aux assureurs de ne pas "pinailler".

"Ce que j'appelle pinailler, c'est demander sans cesse des compléments d'expertises alors même qu'on voit bien que la situation est dramatique", a lancé le ministre de l'Économie lors d'un micro tendu. "Si vous êtes un habitant d'une maison au rez-de-chaussée qui a été inondée, que votre cuisine a été abimée au niveau des placards, il ne faut pas qu'on vous dise 'on vous rembourse les placards du bas parce que les placards du haut n'ont pas été touchés' j'appelle ça pinailler, ce n'est pas acceptable", a-t-il estimé.