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Le ministère du Commerce extérieur dénonce des «ingérences inacceptables» américaines visant des entreprises françaises

Europe 1 avec AFP . 1 min
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Bercy (Illustration) AFP / © Maeva Destombes / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L'ambassade des États-Unis à Paris a envoyé à plusieurs entreprises françaises une lettre leur demandant si elles mettaient en place des programmes internes de lutte contre les discriminations. Une demande vu comme des "ingérences inacceptables" américaines selon le ministère du Commerce extérieur français.

Le ministère français du Commerce extérieur a dénoncé samedi des "ingérences américaines" après l'envoi d'une lettre de l'ambassade des États-Unis à Paris à plusieurs entreprises françaises leur demandant si elles mettaient en place des programmes internes de lutte contre les discriminations.

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"Les ingérences américaines dans les politiques d'inclusion des entreprises françaises, comme les menaces de droits de douanes injustifiés, sont inacceptables", indique le ministère dans un communiqué transmis à l'AFP. "La France et l'Europe défendront leurs entreprises, leurs consommateurs, mais aussi leurs valeurs", assure également le ministère.

"Cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain"

Plusieurs entreprises françaises ont reçu un courrier de l'ambassade des États-Unis les interrogeant sur l'existence de programmes internes de lutte contre les discriminations, ce qui pourrait les empêcher de travailler avec l'État américain.

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Les destinataires du courrier ont été informés du fait que "le décret 14173", pris par Donald Trump dès le premier jour de son retour à la Maison Blanche pour mettre fin aux programmes promouvant l'égalité des chances au sein de l'État fédéral, "s'applique également obligatoirement à tous les fournisseurs et prestataires du gouvernement américain", comme le montre un document révélé vendredi par Le Figaro.

Les entreprises liées par un contrat commercial à l'État américain seraient dans l'obligation de rompre avec les politiques de discrimination positive éventuellement mises en place. "Cette pratique reflète les valeurs du nouveau gouvernement américain" avait réagi vendredi l'entourage du ministre de l'Économie Éric Lombard.

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"Ce ne sont pas les nôtres", ajoutait le cabinet de Bercy dans sa réaction transmise à la presse, précisant que "le ministre le rappellera à ses homologues au sein du gouvernement américain". Interrogée par l'AFP, l'ambassade des Etats-Unis à Paris n'a pas réagi dans l'immédiat.