Publicité
Publicité

Procès du RN : Mélenchon et LFI critiqués à gauche pour leur réaction ambivalente à la condamnation de Le Pen

Europe 1 avec AFP // Crédit photo : JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP . 2 min
Jean-Luc Mélenchon (Photo d'illustration).
Jean-Luc Mélenchon (Photo d'illustration). AFP / © JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Ce dimanche, après la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires, Jean-Luc Mélenchon a estimé que "la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple". Une position qui attire les critiques à gauche, plus particulièrement chez les ex-Insoumis.

Jean-Luc Mélenchon et son parti se sont attirés des critiques à gauche, notamment chez les ex-Insoumis "purgés", pour leur réaction prudente à la condamnation de Marine Le Pen dans l'affaire des assistants parlementaires, et notamment leur opposition "par principe" à la peine d'inéligibilité immédiate prononcée contre elle.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

"La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple"

Loin de se réjouir de la sanction infligée à leur principale adversaire, la France insoumise (LFI) et ses leaders ont réagi avec nuance au jugement du tribunal de Paris : la patronne du Rassemblement national a écopé de 4 ans de prison (dont 2 ferme aménagé sous bracelet électronique), une amende de 100.000 euros et surtout 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire, ce qui entrave grandement ses chances d'une quatrième candidature à la présidentielle en 2027.

"Nous prenons acte de cette décision de justice", a sobrement réagi LFI dans un communiqué, soulignant que "les faits qui sont déclarés avérés sont particulièrement graves". Mais en rappelant aussitôt leur refus "par principe que le recours soit impossible pour un justiciable quel qu'il soit". Et Jean-Luc Mélenchon d'enfoncer le clou peu après : "La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple".

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Message "scandaleux" qui relève de "la mise en opposition des juges et du peuple", a dénoncé l'ex-députée Insoumise Raquel Garrido, "purgée" en même temps que d'autres anciens "frondeurs" du parti de gauche radicale à l'occasion des dernières législatives.

Sort partagé avec Danielle Simonnet, réélue à l'Assemblée où elle siège avec les écologistes. La députée de Paris a également répliqué à son ancien mentor que "la justice doit pouvoir s'imposer à tous les citoyens, élus compris".

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité

Jean-Luc Mélenchon et un discours "anti-juge" ?

Autre ex-Insoumise, sa collègue Clémentine Autain a estimé que "la décision de justice visant Marine Le Pen et des dirigeants du RN est saine", sans cibler son ancien parti. Tout comme François Ruffin soulignant que "la loi est dure mais c'est la loi".

Du côté des socialistes, l'eurodéputée et porte-parole du PS Chloé Ridel a pour sa part reproché à Jean-Luc Mélenchon d'"appuyer un discours anti-juge", rappelant au passage que "les peines d'inéligibilité (...) ont été votées par le Parlement, donc par le peuple".

La suite après cette publicité

La posture de LFI et de son leader peuvent cependant s'expliquer par l'épée de Damoclès qui les menace : comme le RN - mais aussi le Modem de François Bayrou - le mouvement mélenchoniste (en l'occurrence le Parti de gauche fondé en 2009) est visé par une information judiciaire sur des soupçons de détournement de fonds public au Parlement européen.

Dans ce cadre, deux ex-assistants parlementaires de Jean-Luc Mélenchon à Bruxelles ont été placés sous le statut intermédiaire de témoin assisté fin 2022.