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Régionales : en Paca, l'UMP "aurait préféré le vieux" Le Pen

Aurélie Herbemont et Benjamin Bonneau - Mis à jour le . 2 min
© BERTRAND LANGLOIS / AFP

Les élus locaux estiment que Marion Maréchal-Le Pen sera une candidate plus difficile à battre.

L'INFO. L'annonce de la candidature de Marion Maréchal-Le Pen pour les élections régionales en Provence-Alpes-Côte d'Azur a engendré de la fébrilité à l'UMP. Celle qui mènera la liste du Front national après le retrait de son grand père se retrouvera face à Christian Estrosi, désigné mardi par Nicolas Sarkozy pour mener la bataille . Et si c'est un poids lourd de l'UMP qui est envoyé au feu, c'est bien parce que cette candidature de Marion Maréchal-Le Pen est redoutée à droite.

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"Avec elle, c'est plus sournois à cause de son côté angélique". Une inquiétude résumée en une phrase par un élu UMP du sud : "Marion Maréchal-Le Pen, ce n'est pas un cadeau. On aurait préféré le vieux". Car contrairement au président d'honneur du FN, la petite fille, elle, ne dérape pas. "Jean-Marie Le Pen n'aurait pas été un candidat facile, mais avec elle c'est plus sournois à cause de son côté angélique", explique un sarkozyste.

"Le Coca-Cola zero, cela reste du Coca-Cola…" Pas forcément une bonne nouvelle, donc, pour le député du Vaucluse, Julien Aubert, interrogé par Europe 1 : "Jean-Marie Le Pen a des aspects caricaturaux , que Marion Maréchal-Le Pen n'a pas. Elle est beaucoup plus fine, beaucoup plus habile. Elle a du talent et ne fait pas d'erreur, c'est certain. Maintenant, le Coca-Cola zero, cela reste du Coca-Cola…"

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Hervé Mariton:

© DR

Une campagne "vigoureuse et difficile". Rappeler que Marion Maréchal-Le Pen n'est qu'une version allégée du grand père, c'est l'idée en cour à l'UMP. Autre piste : assurer qu'elle est trop jeune - elle a 25 ans, ce qui fait d'elle la plus jeune députée de l'histoire de la Ve République - pour gérer une région. Un sarkozyste espère aussi qu'"elle sera plus facile à déstabiliser sur le fond". Hervé Mariton, le député de la Drome (photo), prévoit en tout cas une campagne "vigoureuse et difficile" : "Marion Maréchal-Le Pen est, d'évidence, une adversaire difficile. Il faut faire face à la situation et gagner quelque soit la situation. Cela veut dire que nous devons être extrêmement performants dans les équipes que nous présentons."

C'est donc à Christian Estrosi de relever ce défi. "Le problème, c'est que Marion Maréchal-Le Pen peut attirer un électorat droitier qui n'aurait jamais voté Jean-Marie Le Pen", s'inquiète un cadre. Et il n'est pas le seul : à l'UMP, certains ont un temps espéré qu'il y aurait une liste dissidente conduite par le grand père.

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