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Présidence du Conseil constitutionnel : devant les députés, Richard Ferrand revendique son indépendance d’esprit

Alexandre Chauveau . 1 min

Lors d'une série d'auditions devant des députés et des sénateurs, Richard Ferrand, nominé pour prendre la présidence du Conseil constitutionnel, a revendiqué son indépendance. Si sa nomination a été validée, sa proximité avec Emmanuel Macron a été particulièrement soulignée par les élus.

Après une série d'auditions, les parlementaires ont donné leur feu vert pour la candidature de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel, en dépit des accusations sur son manque supposé d’impartialité et sa proximité avec Emmanuel Macron.

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Revendiquer son impartialité

Devant la commission des lois de l'Assemblée, Richard Ferrand a répondu aux accusations des députés de l'opposition. "Je ne crois pas, Madame Panot, avoir l'âme d'un valet", insiste-t-il face aux parlementaires. L'ancien président de l'Assemblée nationale a revendiqué son indépendance d'esprit en dépit de ses 37 ans au Parti socialiste et de sa proximité connue avec le président de la République.

"N'attendez pas de moi le reniement de Saint-Pierre. Je ne vais pas vous dire trois fois que je ne le connais pas, ce serait inexact. Mais acceptez l'idée qu'avoir partagé des engagements ne crée pas nécessairement un lien de vassalité", estime Richard Ferrand. 

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"Je ne suis pas un professionnel du droit"

L'ancien député du Finistère promet "de se dépouiller de ses habits de militant" pour servir la République, mais il met en avant son expérience politique à la tête de l'Assemblée. "Je ne suis pas un professionnel du droit, c'est vrai, mais je suis comme vous, un serviteur de la République. Je crois que les responsabilités que j'ai exercées ici constituent une expérience précieuse pour le Conseil", conclut-il.

Après avoir obtenu de justesse la validation du Parlement, il devrait être nommé dans ses fonctions d'ici au 8 mars, date de la fin du mandat de Laurent Fabius.