«Vous ne trouverez pas un seul islamiste qui ne souhaite pas que les femmes portent le voile», déclare Bruno Retailleau
Au micro de Sonia Mabrouk, Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, estime que le port du voile est un symbole rétrograde pour les femmes qui ne peut être synonyme de liberté.
Alors que la question de la présence de signes religieux dans les compétitions sportives fait débat au sein du gouvernement et dans le monde du sport, Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, estime que "toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes mais vous ne trouverez pas un seul islamiste qui ne souhaite pas que les femmes portent le voile", déclare-t-il.
Les propos du ministre font suite aux récentes déclarations du judoka Teddy Riner qui préférerait qu’on "pense plus égalité dans le sport" plutôt que de "s’acharner sur une seule et même religion", a-t-il dit dimanche soir sur RMC sport au sujet du projet d’interdire le port du voile dans les compétitions de sport amateur. Un autre sportif, Mahyar Monshipour, ex-boxeur champion du monde, s’est opposé dans une interview au Figaro à la prise de position de Teddy Riner contre l’interdiction du port du voile en compétition. Le sportif a notamment comparé le voile à un linceul.
"Le voile est le signe de la soumission"
Bruno Retailleau rejoint les propos de l'ex-boxeur : "Il est bien placé pour en parler lui qui vient de l'Iran. Il est maintenant français, mais il sait que dans son pays d'origine, des femmes meurent pour pouvoir se dévoiler. Alors, dire aujourd'hui que le voile est un symbole de la liberté ? Non".
Le ministre de l'Intérieur estime que le voile est "le signe de la soumission. Il conteste radicalement l'égalité entre les hommes et les femmes. Il est là encore le signe de l'infériorisation du statut de la femme", conclut-il.