Algérie : Laurent Wauquiez qualifie d'«inacceptable» la position d'Emmanuel Macron

Laurent Wauquiez, patron des députés LR et candidat à la présidence de son parti, a qualifié d'« inacceptable » la position d'Emmanuel Macron sur l'Algérie, estimant que ce pays met en péril la sécurité de la France. Il a dénoncé la gestion des relations entre les deux nations après le refus d'Alger de reprendre des ressortissants sous OQTF.
Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, candidat à la présidence de son parti, qualifie "d'inacceptable" la position d'Emmanuel Macron sur l'Algérie, estimant que ce pays "met en péril" la sécurité de la France, dans un entretien mardi à l'hebdomadaire Valeurs actuelles.
"La position d'Emmanuel Macron sur ce sujet est inacceptable", affirme le député de Haute-Loire, après les déclarations samedi du président algérien Abdelmadjid Tebboune, qui a estimé que le chef de l'État français était "l'unique point de repère" pour régler les différends entre les deux pays.
"L'Algérie met en péril notre sécurité en laissant ses terroristes sur notre sol", affirme le rival du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau dans la course à la présidence des Républicains après le refus par Alger de reprendre une soixantaine de ses ressortissants sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
"La France n'a pas de dette envers l'Algérie"
"La France n'a pas de dette envers l'Algérie. Elle a une histoire commune, mais elle ne lui doit rien", assure encore le patron des députés LR, regrettant qu'Emmanuel Macron soit "tombé dans le piège de la repentance (...) à de multiples reprises".
Emmanuel Macron a appelé fin février les deux capitales à "réengager un travail de fond" sur leurs accords d'immigration, tout en estimant qu'il "ne faut pas que (les relations) fassent l'objet de jeux politiques".
A propos de Bruno Retailleau, qui a menacé de démissionner si la France renonçait à un rapport de force avec l'Algérie, Laurent Wauquiez dit "voir les bâtons dans les roues que lui mettent François Bayrou et Emmanuel Macron".
"Et je comprendrais parfaitement que, comme il l'a lui-même exprimé, il se pose la question de sa participation au gouvernement, notamment si l'exécutif persiste à ne rien faire sur les accords de 1968" qui donnent un statut particulier aux Algériens, affirme le député, exigeant leur dénonciation.
En revanche, il fait part d'une "vraie différence" avec le ministre de l'Intérieur sur l'octroi par Beauvau de visas pour le temps du Ramadan à des imams venant surtout du Maroc mais aussi parfois d'Algérie.
"Il considère que la venue d'imams étrangers est positive", assure Laurent Wauquiez, citant Bruno Retailleau qui avait affirmé sur X fin février que sa "politique" consiste "d'une part à faire la chasse aux islamistes, et d'autre part à renforcer le sentiment d'appartenance à notre communauté nationale chez nos compatriotes musulmans".
"Entraver la liberté de culte reviendrait à donner raison aux extrémistes et à désespérer les patriotes musulmans sincères, et ils sont nombreux", avait-il écrit.