Tous les jours dans la matinale d’Europe 1, Olivier de Lagarde scrute et analyse la presse du jour. Aujourd’hui, la famille, la quote de confiance du président et de la tambouille budgétaire.
Eloge de la famille.
« Familles, je vous hais ! Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur ».
En 1897, André Gide, écrivait ces lignes dans « Les Nourriture terrestre »
Famille je vous hais. 71 ans plus tard, le slogan était repris en cœur par des escouades de 68tard en rupture de ban avec leurs géniteurs.
La messe était dite pensait-on. L’institution familiale avait vécu ?
Eh bien non, la famille est à nouveau plébiscitée. C’est ce qui ressort d’un sondage Opinion-Way auquel La Croix consacre sa une.
« 80% des jeunes voient la relation avec leurs parents sous un versant positif ». Et quand on les interroge le premier mot qui revient dans leur bouche est celui de confiance...
L’alerte rouge pour Macron
Alors en revanche la confiance envers le président de la République elle n’est pas bien élevée. C’est l’autre sondage du jour. A lire dans les Echos celui-là.
La côte de confiance de Macron s’effondre explique le journal.
Pour la première fois depuis 2017, la côte de confiance du Président de la République s’établit à 18% selon l’institut Elabe.
C’est une baisse de 3 points en un mois et de 9 points depuis l’été dernier.
« C’est l’alerte rouge -commente Bernard Sananès. Emmanuel Macron ne parvient pas à se stabiliser dans l’Opinion. Au fur et à mesure que le temps passe, la dissolution est le synonyme d’aggravation des maux du pays ».
Et comme en échos, le Parisien aujourd’hui en France consacre justement sa une à l’un des maux que l’on croyait pourtant vaincu par le macronisme : La peur du chômage.
« Hausse des plans sociaux, multiplications des fermetures d’usines, croissance morose restriction budgétaires. Autant de signaux économiques qui clignotent et font craindre une remontée du taux de chômage cette année jusqu’à 8% ».
« Le musée des horreurs »
Et pendant ce temps-là le ministère de l’économie, plutôt que de chercher des solutions pour venir en aide aux entreprises flageolantes fait de la tambouille budgétaire. A Bercy les ministres passent leurs nuits à tenter de trouver un accord avec la gauche.
Et devant la Liste des exigences Socialo-écolo-communistes, le sang de Gaétan de Capèle, à la une du Figaro, ne fait qu’un tour.
« Accrochez vos ceinture -écrit-il- : augmentation du smic et du point d’indice des fonctionnaires, suppression des coupes budgétaires envisagées... Maintien de l’AME, taxation des dividendes, hausse des impôts de production. Et pour couronner le tout suspension de la réforme des retraites ! »
« Ce musée des horreurs » comme il l’appelle, « qui a conduit la France où elle se trouve ferait fuir le premier économiste venu ». Pas le ministre des finances qui s’ébaudit devant ce « dialogue fécond »...
Ben voilà ! « Il fallait évidemment se méfier écrit aussi Nicolas Beytout à la une de l’Opinion. Avec un ministre des Finances qui cite avec gourmandise Thomas Piketty et pour qui être de gauche est une évidence, rappelle-t-il, ça ne pouvait que finir comme cela : le retour en haut de la pile des idées folles de Bercy d’un ISF façon XXI siècle ».
C’est la dernière proposition de Lombard et Montchalin à la gauche révèle l’opinion : une taxation du patrimoine des plus grandes fortunes qui pourrait rapporter 3 milliards d’euros. « Le projet de Fou de Bercy » comme l’appelle le journal.
Mais apparemment ce serait le prix à payer pour parvenir à faire exploser le NFP. A séparer définitivement les Insoumis de leurs anciens alliés.
Eloge des chroniqueurs
En ce vendredi, et puisque vous allez avoir tout le Weekend pour lire la presse, je voudrai tout d’abord rendre hommage aux auteurs des dernières pages de vos journaux... A tous ces chroniqueurs qui semaine après semaine se grattent la tête pour nous faire réfléchir, nous étonner ou nous faire sourire dans des papiers souvent décalés de l’actualité...
Dans la Croix par exemple Pierre Adrian nous raconte cette semaine ces pérégrinations cyclopédiques en vallée de Chevreuse. Jusque dans la commune de Choisel où il ne manque jamais de s’arrêter devant l’ancienne demeure de celui qui fut l’un des plus grands écrivains français contemporain : Michel Tournier. L’Auteur du « Rois des Aulnes », des « météores » habitait l’ancien presbytère. Il repose aujourd’hui dans le petit cimetière attenant. Et sur sa tombe raconte Adrian, on peut lire l’épitaphe qu’il avait soigneusement préparé avant sa mort : « je t’ai adoré, tu me l’as rendu au centuple, merci la vie ».
Eloge de la grande Catherine
Mais on va se quitter ce matin avec d’autres remerciements. Merci à Catherine Nay qui nous régale de ses papiers. Et qui brosse un portrait de Jean-Marie le Pen dans Paris Match cette semaine.
Portrait politique mais aussi romanesque.
« Depuis plus d’un demi-siècle la famille Le Pen n’a cessé de se déchirer. Une saga pour Netflix » écrit-elle.
Pierrette la femme de Jean Marie s’était sauvé un petit matin pour rejoindre le biographe de son mari. 15 jours avant le mariage de sa fille elle posait nu dans playboy. En 2022, Marion avait rejoint Zemmour, Marine coupait les vivres de sa sœur Yann.
« Que voulez-vous disait jean Marie, ce sont des Le Pen »... « Pas des femmes faciles, On s’aime quand même »... « La famille est encore le lieu où l’on peut le mieux survivre ».
Et c’est aussi vrai en cette année de 70eme anniversaire au sein de la grande famille d’Europe 1.